La prospérité spirituelle et temporelle du peuple de Dieu est décrite sous des images empruntées au bien-être terrestre. L'avenir seul pourra montrer dans quelle mesure cette description doit se réaliser littéralement. Dans tous les cas, comme on l'a dit, elle ne comprend rien de matériel qui ne doive être animé du souffle divin, rien de divin qui ne doive se manifester extérieurement.
La vallée des Acacias (hébreux : Sittim) ne peut être sans doute l'endroit de ce nom situé à l'est du Jourdain dans le pays de Moab (Josué 2.1 ; 3.1). Mais ce peut bien être la partie inférieure de la vallée du Jourdain, à l'occident du fleuve connue par l'aridité extrême de son sol. Ce serait la même localité que dans le tableau tout semblable Ezéchiel 47.8 (note). Cependant on peut aussi appliquer ce nom à la vallée du Cédron au-dessus de son embouchure dans la mer Morte ; ainsi s'expliquerait bien l'expression : Les torrents de Juda seront pleins d'eau. Car le lit du Cédron est à sec la plus grande partie de l'année. Ainsi s'explique bien aussi ce trait du tableau d'après lequel la source sort de la maison de l'Eternel, car le Cédron coule au pied de la colline du temple.
L'acacia croît dans les parties les plus arides de la Palestine.
La source qui sort du temple est évidemment l'emblème des bénédictions spirituelles qui se répandront sur les fidèles. Comparez la belle description d'Ezéchiel, chapitre 47, qui est à la parole de Joël ce que le tableau est au croquis, ainsi que les développements nouveaux donnés à la même image Zacharie 14.8 et Apocalypse 22.12. Cette grâce spirituelle aura naturellement pour effet les bénédictions temporelles.