La fin des choses
Ce chapitre contient deux tableaux qui se rapportent à la consommation du règne de Dieu :
- Celui du jour de l'Eternel comme jugement des adversaires de ce règne, versets 1 à 17
- Celui de l'établissement de l'état de choses parfait, de la transformation de la Terre Sainte et du peuple de Dieu, à la suite du jugement des païens, versets 18 à 21
Le premier morceau expose d'abord les motifs du jugement (versets 1 à 8), puis décrit le jugement lui-même (versets 9 à l7).
1 à 8 C'est ici l'acte d'accusation dressé contre les ennemis du règne de Dieu. Ces considérants de la sentence sont présentés sous la couleur des circonstances qui avaient précédé le moment où Joël prononça cet oracle. Quelque lointaine que soit la portée des discours prophétiques, ils se rattachent toujours aux faits les plus rapprochés de la vie du prophète.
En ces jours : ceux de l'envoi du Saint-Esprit, qui, en conduisant le peuple de Dieu à l'accomplissement de sa destination, préparent la suprême manifestation de la haine de ses adversaires. L'expression : en ce temps, n'est pas une répétition de : en ces jours ; elle se lie étroitement aux mots suivants : où je ramènerai.
Je ramènerai les captifs. Il s'agit évidemment de ceux dont parle Joël dans les versets suivants, qui avaient été faits prisonniers et vendus à des peuples éloignés, par les Phéniciens, les Philistins et les Edomites. Comparez 2Chroniques 21.16-17. Voir verset 6, note. Mais si l'on se rappelle qu'il s'agit dans ce paragraphe du jugement général des païens qui aura lieu après l'envoi du Saint-Esprit, on reconnaîtra qu'aux yeux du prophète les nombreuses incursions dont Juda avait souffert jusqu'à son temps se confondent avec toutes les déportations futures, dont ce même peuple sera la victime jusqu'à la fin. Comparez Lévitique 26.33-35 ; Deutéronome 28.36-37,41.