Chapitre 5. 1 à 6
Aux mauvais riches.
Interpellation énergique semblable à celle de Jacques 4.13. L'auteur s'attaque maintenant aux riches, pour lesquels il a déjà eu des paroles d'avertissement et de désapprobation ; (Jacques 1.10 ; 2.2-7) ici il leur dénonce les jugements de Dieu sur les criantes injustices dont ils se rendent coupables et sur leur vie de jouissances. Les termes qu'il emploie montrent clairement qu'il a en vue des hommes qui n'appartenaient pas à l'Eglise de Jésus-Christ. (Voir l'Introduction et comparez Jacques 2.6,7, note.)
En vain objecte-t-on qu'il ne saurait utilement s'adresser à des gens qui ne liraient pas son épître. Il est tout à fait dans le style des prophètes (Esaïe 33.1 ; comparez Matthieu 23.13) d'apostropher les absents.
D'ailleurs, en annonçant, dans ce langage plein d'énergie, les châtiments de Dieu qui allaient tomber sur les riches mondains, oppresseurs des pauvres, il voulait non seulement offrir à ces derniers le consolant espoir d'une prochaine délivrance, (verset 7 et suivants) mais présenter aux membres de l'Eglise qui n'étaient pas dépourvus de biens et pouvaient être tentés par là même d'imiter les riches de ce siècle, un sévère avertissement, propre à les préserver de l'orgueil, de l'injustice et de l'amour du monde.
Ces avertissements sont, du reste, aussi nécessaires à faire entendre aujourd'hui qu'au temps où ils furent écrits.
Pour le cœur de l'homme, il y a dans l'or et l'argent des pièges du démon, dont une sincère pureté ne parvient pas toujours à préserver ceux-là mêmes qui savent le mieux qu'ils ne doivent pas y attacher leur cœur.
Grec : Sur vos malheurs qui viennent...au jour prochain du jugement éternel, et plus tôt encore, à la ruine de Jérusalem et du peuple juif. La parousie (verset 7) était rattachée à la ruine de Jérusalem dans l'attente des premiers chrétiens.