Ce verset tire la conclusion (donc) de la déclaration qui précède, et se trouve lui-même expliqué par les paroles qui suivent. (Hébreux 9.24)
Encore ici, l'auteur veut élever la pensée de ses lecteurs des images aux réalités : Il est nécessaire, dit-il, que toutes ces images, tous les objets qui servaient au culte, (Hébreux 9.19-22) soient purifiéesde cette manière, c'est-à-dire par le sang des victimes (Hébreux 9.22) qui rappellent sans cesse à l'homme sa souillure et sa culpabilité.
Mais toutes ces images, ces cérémonies symboliques du culte israélite figurent seulement les rapports tout spirituels du vrai sanctuaire, ces choses célestes doivent donc être purifiées elles mêmes par des sacrifices plus excellents, par le sacrifice de l'Agneau de Dieu qui réellement "ôte le péché du monde" et qui a "inauguré" pour nous l'Alliance nouvelle (Hébreux 9.18) en entrant dans le sanctuaire céleste. (Hébreux 9.24 ; 10.19-22)
Il va sans dire que l'idée de purifier le sanctuaire céleste n'indique pas une action matérielle ou locale, mais l'efficace tout intérieure, spirituelle et morale de l'œuvre de Christ, rouvrant à notre humanité sanctifiée l'accès à la communion de Dieu. Tous ses rachetés sont désormais des sacrificateurs qui peuvent le suivre là où il est entré avant eux et pour eux. (Hébreux 9.24)