Sans effusion de sang, c'est-à-dire sans sacrifice d'expiation pour le péché, point de rémission.
Telle est la vérité que l'auteur trouve écrite sur tous les objets qui servaient au culte mosaïque, sur tous les actes de l'institution de ce culte. Et cette effusion de sang, perpétuellement renouvelée pour la purification du peuple, ne pouvant elle-même "purifier la conscience des œuvres mortes," était une prédiction solennelle du sacrifice réel qui devait s'accomplir un jour.
Ce sacrifice s'est accompli, (Matthieu 26.28) et par cela seul que le sang de l'Agneau de Dieu a coulé sur la croix, cette croix répète d'une manière mille fois plus absolue encore que tous les autres sacrifices : "Sans effusion de sang, point de rémission."
La conscience de l'humanité s'est faite l'écho de cette voix divine ; et le chrétien, qui n'a trouvé la paix qu'au pied de la croix de Golgotha, mais qui l'y a trouvée, redit en s'humiliant et en bénissant son Sauveur : "Sans effusion de sang, point de rémission."
C'est là le point qui fait de l'Evangile une folie et un scandale aux yeux de la sagesse humaine. Mais l'Eglise garde cette vérité comme son trésor malgré les dénégations et les subtilités d'une science faussement ainsi nommée.