Nous entrons dans le repos, nous qui avons cru ; notre destinée est différente de celle des Israélites, rappelée à Hébreux 4.2, parce qu'on n'entre dans le repos de Dieu que par la foi. Pour preuve l'auteur cite encore une fois la parole de Psaumes 95, qui exclut de ce repos les Israélites qui se sont obstinés dans leur incrédulité. De leur exclusion même, on peut conclure à l'admission des chrétiens qui ont cru.
La doctrine du salut par la foi seule est enseignée dans d'innombrables déclarations de la Parole de Dieu, qui excluent tout autre moyen d'y parvenir. Cet enseignement est confirmé par les redoutables jugements prononcés contre l'incrédulité, qui est présentée comme la révolte de la créature contre le Créateur, le mépris de la miséricorde divine.
Les œuvres sont les œuvres de Dieu. Cette réflexion a pour but de montrer que le repos de Dieu n'était pas seulement, dans la promesse faite à Israël, le séjour en Canaan, mais le repos éternel dans la communion de Dieu, le repos, par conséquent, s'offrait déjà aux croyants, lorsque l'Eternel dut en exclure les Israélites incrédules.
"On n'entre dans le repos de Dieu que par la foi, selon que Dieu a dit : J'ai juré en ma colère.. (parole qui exclut l'incrédulité) ; et il a dit cela, quoique, à ce moment, ses œuvres fussent faites, achevées, depuis la fondation du monde, et que par conséquent le repos éternel que Dieu avait destiné à l'homme existât déjà ; (voir Hébreux 4.4, note) preuve trop évidente que, de tout temps, ceux qui n'ont pas cru ne sont point entrés dans ce repos."
La dernière proposition de Hébreux 4.3 est expliquée et rendue intelligible par Hébreux 4.4.