Grec : Car aussi nous avons été évangélisés aussi bien qu'eux.
La promesse, la bonne nouvelle du repos de Dieu nous a été annoncée. Dés ces premiers mots, l'auteur n'a plus en vue seulement la promesse d'un repos temporel faite aux Israélites, mais la promesse du repos éternel de Dieu. (Hébreux 4.4, note.) Pourquoi leur est elle devenue inutile ? et comment pourrons-nous en recevoir les éternelles bénédictions ? La double réponse va suivre.
Grec : La parole de l'ouïe (la parole entendue, ou mieux encore, par un hébraïsme, la parole qu'on leur faisait entendre, la prédication) n'étant pas mêlée par la foi à ceux qui l'entendirent, ou "mêlée à la foi en ceux qui l'entendirent."
Ils entendirent de leurs oreilles seulement ; or, si elle ne trouve pas en l'homme la foi, la parole de Dieu même et ses plus glorieuses promesses restent une lettre morte. (Marc 4.3-20,27 ; Jacques 1.21) Le côté positif de la même vérité se trouve à Hébreux 4.3.
- D'après une variante, adoptée par Lachmann, Westcott, Hort, et que présentent, il est vrai, tous les Majusc., sauf le Sin., il faudrait traduire : "Eux n'étant pas mêlés par la foi avec ceux qui l'entendirent," n'étant pas unis par la foi avec le petit nombre des croyants (Hébreux 4.6)
Mais l'histoire ne mentionne pas parmi les Israélites dans le désert une minorité croyante. Pour cette raison, M. Weiss déclare cette leçon exégétiquement inadmissible. M. Schlatter, qui l'adopte, pense que ceux qui l'entendirent sont, non les membres fidèles du peuple dans le désert, mais soit les patriarches, soit Moïse.