L'auteur a prouvé jusqu'ici qu'il reste un repos aux croyants, au vrai peuple de Dieu. (Hébreux 4.2-10) Maintenant, en terminant par une sérieuse exhortation à entrer dans ce repos, (Hébreux 4.11) il montre mieux encore qu'il entend ce repos en un sens tout spirituel : c'est la communion vivante avec Dieu, dans laquelle l'âme trouve la paix déjà ici-bas et pour l'éternité.
- Les derniers mots du verset sont diversement interprétés. Le texte porte littéralement : afin que nul ne tombe dans le même exemple de désobéissance ou d'incrédulité. La Vulgate, Luther et plusieurs modernes traduisent : "ne tombe dans l'incrédulité ;" mais il est plus conforme au grec de prendre le verbe dans son sens absolu : "ne vienne à tomber, à se perdre." Le complément : "dans le même exemple d'incrédulité" est entendu de deux manières : "en donnant le même exemple," ou : "en imitant cet exemple, entraîné par lui." Cette dernière traduction nous paraît la plus exacte.
L'auteur veut dire : prenons garde, tandis que l'exemple de nos pères nous avertit, que quelqu'un ne vienne à se perdre comme eux. Il indique ainsi encore une fois pourquoi il s'est arrêté à ces traits de l'histoire d'Israël, qu'il a été conduit à rappeler dès le chapitre précédent par sa citation de Psaumes 95.
Dans tout ce morceau l'auteur emploie les mots de désobéissance et d'incrédulité comme entièrement synonymes. (Hébreux 3.18,19 ; 4.6 ; comp Hébreux 3.12,18, notes.)