L'auteur donne, dans ces Hébreux 12.26,27, le motif principal de son exhortation : la crise finale approche ; la condition de ceux qui repoussent le salut va devenir définitive.
Celui dont la voix ébranla alors la terre, c'est-à-dire le mont Sinaï lors de la promulgation de la loi, (Exode 19.18) a promis de l'ébranler une fois encore, et l'auteur insiste sur ce dernier terme.
Le passage cité est Aggée 2.6 ; le prophète annonce un ébranlement des cieux et de la terre avant la conversion des peuples à l'Evangile du Messie. Sous cette image, l'écriture annonce fréquemment les bouleversements politiques et religieux qui accompagnent l'établissement du règne de Christ sur la terre.
Toutefois, l'image elle-même deviendra un jour une réalité, les cieux et la terre actuels, toutes les choses faites, créées passeront pour faire place à la pleine manifestation du règne de la gloire divine (2Pierre 3.7,13, comparez Romains 8.22, note) ; c'est ce que l'auteur déclare positivement en se fondant sur le passage d'Aggée.
Il le cite d'après la version inexacte des Septante. L'hébreu porte : "Encore un temps, et il sera court, et j'ébranlerai les cieux et la terre." De plus, notre auteur intercale dans le texte des Septante les mots : non seulement, mais encore, et il met la terre avant le ciel.
Le passage ainsi transformé annonce le bouleversement final de l'univers et le remplacement de toutes les choses ébranlées de ce monde par celles qui ne peuvent être ébranlées et qui subsisteront à toujours.