Moïse devait refuser (grec renier) le titre et les honneurs de fils d'une fille de Pharaon, (Exode 2.10) choisir entre les mauvais traitements qu'endurait son peuple et la (grec) temporaire jouissance du péché, entre l'opprobre du Christ et les trésors de l'Egypte.
Sa foi ne lui permit pas d'hésiter, car, soutenu par elle, il avait les regards arrêtés sur la rémunération (grec il regardait loin du monde vers la rémunération). (Comparer Philippiens 3.7-11)
Et cependant tout ce qu'il pouvait espérer était encore invisible, mais l'invisible est précisément l'objet de la foi. (Hébreux 11.27 ; comparez Hébreux 11.1, note.)
- Les souffrances et les mépris auxquels était exposé le peuple de Dieu en Egypte étaient déjà l'opprobre du Christ, parce que Christ était celui auquel devait aboutir tout le développement de l'ancienne Alliance et que, par conséquent, les fidèles de cette Alliance souffraient déjà pour lui, en vue de son règne.
De même les souffrances des chrétiens sont les souffrances de Christ, (2Corinthiens 1.5 ; Colossiens 1.24) de ce Christ éternel et toujours vivant qui combat et qui souffre en son corps, en ses membres encore sur la terre. C'est lui qui fait ainsi l'unité des deux Alliances, qui remplit l'une et l'autre de son Esprit, de sa vie.
- La rémunération ou récompense que Moïse avait en vue n'était pas la Canaan terrestre qu'il ne devait jamais posséder, mais, comme les patriarches, il attendait la céleste. (Hébreux 11.16 ; 10.35)