Le jugement des chaldéens
- Le prophète, dont les dernières paroles (1.17) devaient amener une réponse de la part de l'Eternel, reçoit l'ordre d'écrire en caractères lisibles l'oracle qui va lui être révélé : versets 1 à 3
- L'oracle lui-même, sous la forme de sentences générales ayant trait aux Chaldéens et aux Israélites : verset 4
- Application aux Chaldéens (verset 5), suivie de cinq strophes (versets 6 à 20) renfermant chacune un Malheur ! à l'adresse du Chaldéen, dont les péchés passés sont représentés comme autant de causes diverses de son châtiment à venir : versets 5 à 20.
Il faut admettre, entre la question de 1.17 et les paroles de 2.1, une pause plus ou moins longue. Après avoir posé sa question à Dieu, le prophète s'encourage, dans le monologue du verset 1, à attendre la réponse d'en-haut, réponse qu'il se représente sous la forme d'une remontrance, motivée par les plaintes qui se sont échappées de ses lèvres au chapitre 1.
Ces expressions : me tenir à mon poste, me placer sur un lieu élevé, ne doivent pas être prises au sens propre, comme si c'était en un lieu élevé et isolé que le pophète eût l'habitude de recevoir les révélations divines ; elles ont un sens figuré et spirituel, comme dans Esaïe 21.6. Ce passage d'Habakuk est un de ceux qui font le mieux comprendre l'état dans lequel se trouve le prophète de l'Eternel au moment où il va communiquer avec Dieu. Les images employées ici expriment un état conscient et voulu du prophète, la préparation spirituelle nécessaire pour comprendre la parole divine, le recueillement de l'âme, l'isolement à l'écart des bruits et des préoccupations extérieures.