Paul vient de dire de quelle manière il maintient la vérité vis-à-vis des faux frères. "Quant aux apôtres eux-mêmes les plus considérés (Grec :"considérés comme étant quelque chose"de grand) pour quelque estimés qu'ils soient ou qu'ils méritent d'être, peu importe, je conserve toute mon indépendance à leur égard, par la simple raison que Dieu n'a pas égard à l'apparence (Grec :"au visage") de l'homme."
- Personne, pas même Pierre, Jean, ni Jacques, ne jouit d'une faveur spéciale de Dieu, de telle sorte que Dieu soit dépendant de lui et qu'on puisse dire : ce qui ne vient pas de lui est sans valeur. Pierre n'est pas plus grand devant Dieu qu'un autre et, dans la balance divine, il ne pèse pas plus que Paul. Pierre a suivi Jésus depuis le Jourdain jusqu'en Golgotha ; il n'en résulte pas que Dieu doive tout accomplir par lui et ne puisse choisir Paul pour instrument...L'apôtre s'exprime sur ce ton tranchant, parce qu'il combat des gens qui, par leur attachement à l'homme, lui attribuent en propre l'honneur qui lui est seulement prêté par Dieu. Il demande qu'on ne fasse pas d'un apôtre, fût-ce de Pierre, plus qu'un homme.
Luther disait :Ma personne importe peu ; Dieu saura bien créer dix docteurs MartinPaul dit de même de Pierre, Jacques et Jean :"Quels qu'ils aient été, il n'importe point."Schlatter.
Et eux, en toute humilité partageaient son sentiment, puisqu'il peut ajouter : ils ne m'ont rien imposé ou (Grec :) "communiqué de plus, ajouté," quant à la doctrine ou à l'exercice de l'apostolat. Il faut remarquer du reste que ces paroles un peu rudes ne s'adressaient pas aux apôtres, mais aux faux docteurs qui usaient et abusaient de leur nom pour s'opposer à Paul.