Selon la version que nous conservons ici, l'apôtre, après avoir nommé un autre évangile, ajoute aussitôt : qui n'est point un autre, qui n'est point un évangile, puisqu'il n'y en a qu'un seul. Mais on peut aussi traduire toute la phrase ainsi : "Je m'étonne que vous soyez si promptement transférés de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, vers un autre évangile ; ce qui n'est pas autre chose, sinon qu'il y a quelques-uns qui vous troublent, etc."
Ainsi l'apôtre n'a pas plutôt exprimé son étonnement, qu'il se hâte de désigner les faux docteurs comme la cause de la chute des Galates. Par là il tempère les reproches qu'il adresse à ces derniers, et prépare le lecteur aux sévères paroles qu'il va prononcer contre les premiers. Telle est l'interprétation de Calvin, de Olshausen et d'autres.
- Renverser l'Evangile n'était peut-être pas l'intention de tous les faux docteurs, mais qu'ils le voulussent ou non, tel était le résultat de leurs erreurs. (Galates 2.21)
- L'Evangile de Christ ne signifie pas que Christ en est l'auteur, mais l'objet, le contenu.