6 à 10
Occasion de l'épitre.
L'apôtre, comme un homme tout rempli d'une grande et sérieuse pensée, entre brusquement en matière, et exprime un douloureux étonnement de la chute des Galates. (Comparer Galates 5.7)
En effet, aux yeux de Paul et de toute l'Ecriture, l'Evangile n'est point une simple doctrine, une opinion ; il est un fait divin, une œuvre de Dieu, par laquelle Dieu réconcilie l'homme avec lui. Quiconque se détourne de cet Evangile ou le dénature par ses propres vues, abandonne Dieu, qui l'avait appelé et déjà attiré à lui par la puissance de sa parole. Cet appel efficace rend le pécheur participant de la grâce de Christ ; les Galates, séduits par de faux docteurs et cherchant leur justice dans les œuvres de la loi, retombaient de cette grâce sous "la malédiction." (Galates 3.10)
- L'apôtre parle ici au présent : Vous vous détournez, ou plutôt "vous êtes transportés" à un autre Evangile, par où il veut désigner cet acte de séduction comme étant encore en voie d'accomplissement, et ainsi il adoucit son reproche et exprime charitablement l'espoir que les Galates peuvent être ramenés à la vérité.