Après avoir annoncé la ruine de la ville et de l'Etat de Tyr, et prononcé une complainte sur cette catastrophe, le prophète s'adresse au chef de ce peuple, au roi de Tyr. Il décrit sa grandeur et annonce sa chute (versets 1 à 10) ; puis, dans un langage magnifique, il entonne un chant funèbre à son sujet (versets 11 à 19).
1 à 10 L'orgueil et la chute du prince de Tyr.
Le prince régnant, au moment où Tyr fut frappée par Nébucadnetsar, se nommait Ithobal. C'était un habile général, qui résista pendant treize ans au puissant roi de Babylone. Mais il est évident que ce n'est pas lui personnellement qu'a en vue le prophète ; le sujet de ce discours, c'est le prince de Tyr, dans le sens abstrait du mot, le roi, en tant que fondateur et soutien permanent de l'Etat. Et ce roi tyrien n'est pas seulement à ses yeux la personnification de Tyr ; c'est aussi, semble-t-il (verset 11 et suivants), celle de l'humanité, elle-même, dans sa grandeur et son orgueil d'une part, son châtiment de l'autre.
Au prince de Tyr. Le mot employé pour dire prince : naguid désigne le conducteur d'une troupe, le chef d'une communauté.