Tandis que ceux qui échangeaient leurs produits avec les commerçants tyriens se désolent, les rivaux et les concurrents de Tyr se rient de sa chute, comme elle s'est moquée de celle de Jérusalem (36.2).
Trois observations :
- Le tableau un peu prolixe, mais si intéressant, du commerce de Tyr a sa grande éloquence quand on le met en face de la ruine complète dont cette ville est menacée et que nous pouvons constater aujourd'hui après 2500 ans.
- Cette description est rendue plus remarquable par le contraste entre l'annonce non adoucie de cette chute et la promesse, plusieurs fois répétée dans ces morceaux mêmes, de la restauration d'Israël : Ils habiteront dans leur pays que j'ai donné à mon serviteur, à Jacob28.25.
En ce jour-là je ferai germer la force de la maison d'Israël (29.21).
- Le prophète a certainement composé ce morceau avant la ruine de Tyr. Car s'il eût écrit après coup, il n'eût pas présenté comme une ruine immédiate et soudaine une décadence graduelle qui n'est arrivée à son terme qu'après une longue suite de siècles.