La triple répétition du verbe indique avec force cette idée du bouleversement le plus absolu. Les mots, ce ne sera plus elle (la couronne), rappellent l'expression : ce qui est haut, qui doit être abaissé (la royauté israélite).
Les mots suivants : jusqu'à ce que vienne... ne peuvent avoir en vue que le Messie ; c'était à lui déjà que se rapportaient les mêmes expressions 17.22-24 (voir les notes). Depuis Sédécias, il n'y a plus eu de prince régnant en Juda jusqu'au Messie ; l'abolition de la royauté dès la captivité de Babylone a créé un interrègne auquel l'avènement du Messie a mis fin. Ce Messie, sorti de la famille royale profondément abaissée, a bientôt été élevé au-dessus de tous les rois. Les mots : jusqu'à ce que vienne celui à qui appartient..., paraissent faire allusion à la promesse de Jacob, Genèse 49.10 : jusqu'à ce que vienne le Silo, à qui appartient l'assemblée des peuples. Cette allusion est d'autant plus probable que c'est par la relation avec ce même oracle que s'est expliquée la parole obscure du verset 18 dans ce chapitre même.
Le jugement, l'une des principales prérogatives de la royauté messianique ; comparez Esaïe 11.1 et suivants. ; Jean 5.22,27.