Le salut, c'est, dès ici-bas, la sûre et joyeuse espérance de la parfaite délivrance, de la dernière victoire, après laquelle il n'y a plus de combat. (1Thessaloniciens 5.8 ; comparez Esaïe 59.17)
Le casque préserve la tête du combattant ; le soldat de Christ peut, au fort de la lutte, élever la tête pour voir approcher sa délivrance. (Luc 21.28)
L'Epée de l'Esprit, c'est l'Esprit, comme la "cuirasse de la justice," c'est la justice, ou le "bouclier de la foi," c'est la foi elle-même. Mais comment pouvons-nous saisir l'Esprit, pour combattre par sa puissance ? Nous le pouvons, parce que l'Esprit est comme incarné dans la Parole de Dieu mise en nos mains.
Qu'on ne s'étonne pas de voir l'Esprit de Dieu ainsi identifié avec la Parole de Dieu ; cette Parole est "Esprit et vie ;" (Jean 6.63) elle est "vivante et efficace, plus pénétrante que nulle épée à deux tranchants ;" (Hébreux 4.12) l'Evangile est lui-même tout entier "la puissance de Dieu," parce qu'il est Esprit. (Romains 1.16) Voilà l'arme offensive du combattant chrétien, la seule que l'apôtre indique ici, mais qui est pleinement suffisante. C'est celle dont le Sauveur luimême fit victorieusement usage dans sa tentation. (Matthieu 4.4,7,10)
- Plusieurs interprètes trouvant difficile à admettre cette identification de la Parole de Dieu et du SaintEsprit pensent que l'épée de l'Esprit signifie "l'épée que fournit le Saint-Esprit et qui est la Parole de Dieu." Le grec ne s'oppose pas à cette traduction.