D'abord, les armes défensives et protectrices. Et avant tout la ceinture, qui relevait et serrait autour des reins les grands vêtements flottants des anciens, afin que la marche n'en fût pas gênée ; elle servait, de plus, à consolider les reins et à affermir le soldat.
"L'apôtre commence par ceindre ce combattant, qui, par nature, laisse traîner sur la terre et flotter à tous les vents ses désirs et ses pensées ; la ceinture remet tout en ordre, afin qu'il puisse courir librement"Chrysostome.
Cette ceinture, c'est la vérité. Vérité divine clairement reconnue et devenue vérité pratique au dedans, c'est-à-dire sincérité, droiture du caractère, qui hait toute communion avec le royaume du mensonge et des ténèbres : (Ephésiens 4.21) voilà la force qui recueille les pensées errantes, la lumière qui fait reconnaître l'ennemi sous tous ses déguisements, et rend l'âme capable de lutter victorieusement. L'arme offensive elle-même, l'épée, (Ephésiens 6.17) était suspendue à cette ceinture.
La cuirasse, qui met le corps à l'abri des coups mortels, c'est cette justice parfaite de Christ, imputée au pécheur par la foi, et qui, lui donnant une joyeuse assurance de son salut, le rend fort de la paix de son Dieu, (Romains 5.1) et de la certitude de la victoire. (Romains 8.30 et suivants)
- D'autres préfèrent l'idée de la justice pratique, le sentiment d'une bonne conscience. Dans ce sens aussi, la justice est indispensable, mais suffirait-elle pour amortir les plus rudes coups ? Puis, ne serait-elle pas à peu près synonyme de vérité ?