L'approche du grand jour où Christ reviendra et qui est précédé d'un redoublement de l'action séductrice exercée par Satan, même sur les élus, (Matthieu 24.24) engage le voyant à insérer dans sa description cet avertissement du Seigneur, qui sera plusieurs fois répété dans la dernière partie du livre : (Apocalypse 22.7,12,20) Voici, je viens.
Et pour marquer ce qu'aura d'inattendu cette arrivée, l'auteur se sert de la comparaison du voleur, employée par Jésus lui-même. (Matthieu 24.43 ; comparez 2Pierre 3.10 ; Apocalypse 3.3) Heureux donc celui qui veille et qui garde ses vêtements.
Cette dernière image peut signifier la préservation de toute souillure du péché, la sanctification ; (Apocalypse 3.4) ou le fait de conserver la foi, et, par elle, le vêtement blanc de la justification, qui seul couvre les péchés, de sorte que le pécheur n'aille pas nu et qu'on ne voie pas sa honte. (Apocalypse 3.18 ; 2Corinthiens 5.3) Les deux idées sont connexes et peuvent avoir été ensemble dans la pensée de l'auteur. (Jean 17.11 et suivants ; 1Jean 5.18)