Isaac. C'est ici, avec le verset 16, le seul passage de tout l'Ancien Testament où le peuple d'Israël soit désigné par le nom de ce patriarche ; de plus, ce nom est écrit autrement que dans la Genèse (avec un sin au lieu d'un tsadé). La forme du Pentateuque, qui est plus dure, est évidemment la plus ancienne, les écrivains modernes tendant en général à adoucir les formes. Il nous est impossible de savoir ce qui motive dans notre passage l'emploi de ce nom.
La maison de Jéroboam. C'est la première fois qu'Amos se permet de désigner dans ses menaces le souverain et sa maison. Cette conduite hardie du prophète provoque la scène violente qui va suivre.
En face de cette dernière menace de Dieu, le prophète n'ose plus intercéder. C'est comme si ce mur vertical (verset 7) mettait une séparation infranchissable entre l'Eternel et lui. L'Eternel déclare lui-même qu'il ne pardonnera plus.
Si nous réunissons ces trois visions, qui forment évidemment un tout, nous reconnaîtrons que l'idée générale qu'elles expriment est celle-ci : Il doit venir un moment où, après avoir mainte et mainte fois révoqué ses menaces à la prière de ses serviteurs, Dieu frappera, sans que rien puisse l'arrêter. Ce moment est maintenant arrivé pour le peuple des dix tribus.