Damas était l'antique capitale de la Syrie Nous savons, par l'historien Josèphe, que la population juive y était extrêmement nombreuse. Une Eglise chrétienne y était née, soit que des Juifs de Damas, s'étant rendus à Jérusalem à l'occasion des fêtes, en eussent rapporté la semence de l'Evangile, soit que celle-ci eût été portée jusqu'à Damas, par la dispersion des chrétiens de Jérusalem, qui venait d'avoir lieu. (Actes 8.1)
Saul s'était donc muni de lettres du souverain sacrificateur pour les synagogues, auxquelles les chrétiens de Damas se rattachaient encore. Il espérait se saisir d'eux par l'entremise des chefs de ces synagogues. En effet, la juridiction du sanhédrin était reconnue par tous les Juifs, même à l'étranger. L'autorité civile aurait pu s'opposer a cette persécution ; mais les Romains laissaient aux tribunaux juifs l'exercice de la justice ; ils se réservaient seulement d'appliquer la peine de mort.
- Le mot de synagogues, au pluriel, montre aussi combien les Juifs étaient nombreux à Damas, puisqu'ils y avaient plusieurs maisons de prière.
Le mot qui désigne l'Eglise, ordinairement traduit par secte, signifie proprement voie, chemin, c'est-à-dire une certaine direction, une conduite que suivent les hommes. Cette désignation ne se trouve que dans le livre des Actes. (Actes 19.9 ; 22.4 ; 24.14,22 ; comparez Actes 18.25,26)
L'expression : s'il en trouvait quelques uns, ne met pas en doute qu'il y eût des chrétiens à Damas mais signifie : ceux qu'il trouverait, qu'il pourrait atteindre.