Chapitre 23.
Paul se trouve pour la première fois devant le sanhédrin, où avaient comparu son Maître et plus tard les autres apôtres. Il porte sur cette assemblée un regard ferme et sans crainte, attestant sa bonne conscience. (1Timothée 1.5,19 ; Hébreux 13.18 ; 1Pierre 3.16)
Et c'est devant Dieu, ou pour Dieu, à son service, qu'il s'est conduit, en suivant toujours les inspirations de cette bonne conscience. (Actes 24.16)
- Le verbe que nous traduisons par se conduire désigne d'ordinaire la conduite d'un citoyen dans l'Etat ou dans la cité. Paul l'applique à l'activité qu'il a déployée comme apôtre dans la cité de Dieu, qui est l'Eglise. (Comparer Philippiens 1.27)
- Par cette entrée en matière, il réfutait déjà les fausses accusations portées contre lui, (Actes 21.28) et il lui eût été facile d'en démontrer la fausseté, s'il n'avait été brusquement interrompu. (Actes 24.14-16 ; Philippiens 3.6)
- On s'étonne de voir l'apôtre prendre la parole dans cette séance du sanhédrin, sans y avoir été invité par le président. Il faut supposer que Luc, pressé d'en venir aux faits principaux, a passé sous silence les formalités de l'ouverture de la séance, qui lui importaient assez peu.
Paul ne salue pas les membres du sanhédrin du titre respectueux de "pères" (Actes 7.2 ; 22.1) il n'emploie pas la formule solennelle par laquelle Pierre ouvre son discours. (Actes 4.9)
On en a conclu qu'il n'attendait pas de jugement équitable de cette assemblée, ou qu'il ne voulait pas, en présence du tribun, paraître dans une attitude trop humble. Son assurance et la brusquerie de son début ont probablement provoqué l'ordre d'Ananias. (Voir la note suivante.)