Paul ne parle (Galates 2.2) que d'une conférence privée où il "exposa l'Evangile qu'il prêchait, dans le particulier, à ceux qui étaient le plus considérés," c'est-à-dire, aux apôtres.
Le récit de Luc nous présente, à partir de verset 7 du moins, la convocation d'une grande assemblée de l'Eglise, où il fut délibéré sur la question déjà résolue dans la conférence qui avait eu lieu entre ses conducteurs, (Voir versets 12,22,25 ; déjà à verset 6, le texte occidental ajoute : avec la multitude.)
On a prétendu que cette assemblée générale n'était qu'une invention de Luc, sans réalité historique. On se fonde sur le silence de Paul dans l'épître aux Galates. Mais ce silence s'explique par le fait que ce qui importait à Paul, c'était de démontrer aux Galates qu'à Jérusalem, il s'était trouvé d'accord avec les apôtres et les conducteurs de l'Eglise. (Galates 2.7-9)
La solennelle députation d'Antioche ne pouvait rester ignores de l'Eglise, non plus que la grave question dont il s'agissait. Or, il eut été contraire à tous les usages du temps apostolique d'exclure l'Eglise de toute participation à un débat d'où dépendait sa vie. (Voir Actes 6 et Actes 11)
Le parti pharisaïque, d'ailleurs, ardent à faire triompher sa cause, ne dut pas manquer d'insister pour qu'elle fût portée devant L'Eglise entière. Il y a donc mainte bonne raison pour admettre le récit de Luc et la réalité de cette grande assemblée, improprement appelée concile apostolique.