Conférence de Jérusalem Ch. 15 : 1-35 Chapitre 15. 1 à 35
Délibération des délégués d'Antioche avec les chrétiens de Jérusalem sur la position dans l'Eglise des païens convertis.
Nous retrouvons ici (comparez Actes 11.1-18, notes) en conflit les deux partis qui existaient alors dans l'Eglise : d'une part, les Juifs qui avaient embrassé l'Evangile, mais sans renoncer aux observances de la loi, auxquelles ils attachaient la plus haute importance.
Ils n'étaient point opposés à l'entrée des païens dans l'Eglise mais, convaincus de la perpétuité et des droits divins du judaïsme, ils exigeaient que les païens convertis fussent circoncis et s'engageassent par là à observer toutes les prescriptions de la loi ; en un mot, que les païens devinssent juifs avant de devenir chrétiens.
L'observation de la loi n'était pas à leurs yeux la cause du salut, puisqu'eux-mêmes avaient cru au Sauveur, mais ils en faisaient une condition absolue : Si vous n'avez été circoncis, vous ne pouvez être sauvés.
Si leur opinion avait prévalu, c'en était fait du salut par grâce, par la foi seule, et de la liberté chrétienne et de l'universalité de l'Evangile. L'Eglise chrétienne serait restée une simple modification du mosaïsme, une secte juive, semblable à celles qui persistèrent durant les premiers siècles. Elle aurait été incapable de conquérir le monde.
C'est ce que sentit vivement l'homme qui avait pour vocation spéciale de porter l'Evangile aux païens. Les besoins de son œuvre ; (Galates 2.2) et plus encore les expériences nul avaient fait de lui, pharisien zélé pour la loi, l'apôtre de la grâce, l'amenèrent à combattre vivement les doctrines des judéo-chrétiens.
Paul ne s'opposait pas à ce qu'on observât les cérémonies de la loi en les considérant comme moyens d'édification ou par respect pour les traditions des pères. Lui-même fit circoncire son disciple Timothée. (Actes 16.3) Mais dès que les exigences des judaïsants n'allaient à rien moins qu'à fausser ou à renverser le pur Evangile, alors il leur opposait une résistance invincible. (verset 2)
Le conflit était inévitable, l'entrée de nombreux païens dans L'Eglise le rendait toujours plus aigu.
L'orage éclata à Antioche, la principale Eglise du monde païen, à la suite de l'arrivée de quelques frères de Judée.
Le texte occidental ajoute qu'ils étaient de ceux de la secte des Pharisiens qui avaient cru. (Comparer verset 5, note.)