Jésus ressuscité vit éternellement, il ne meurt plus. (Romains 6.9)
Telle est la pensée que l'apôtre exprime par les mots : ne plus retourner a la corruption.
En prononçant ces paroles, Paul avait sans doute déjà en vue sa citation du Psaumes 16.10, qui va suivre. (verset 35) mais il lui vient à l'esprit une parole d Esaïe (Esaïe 55.3) qui lui paraît assurer au descendant de David les choses saintes (les biens messianiques la vie future) promises à son ancêtre.
La citation est empruntée à la version des Septante, où on lit : "Je traiterai avec vous une alliance éternelle (vous assurant) les choses saintes de David, qui sont fidèles," c'est-àdire les saintes promesses qui lui ont été faites et qui ne le tromperont point.
Il y a dans l'hébreu : "les grâces de David qui sont véritables ou fidèles, ou assurées."
On pourrait entendre l'expression des Septante dans le même sens. M. Wendt entend par les choses saintes de David la sainteté même du Messie, qui est certaine, assurée contre la destruction.
Les deux citations, versets 34,35, exprimeraient la même pensée sous forme positive d'abord, puis sous forme négative : Je vous donnerai un Messie saint et par là même permanent et ce saint, je ne permettrai pas (grec tu ne donneras pas) qu'il voie la corruption.