Paul et Barnabas aussi pouvaient maintenant, après avoir prouvé que Jésus était, malgré les apparences contraires, le porteur du salut, (versets 27-31) annoncer à leurs auditeurs la bonne nouvelle que la promesse faite aux pères, Dieu l'avait pleinement accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus.
En effet, cette résurrection est l'accomplissement de toutes les promesses relatives à la rédemption du monde.
Paul en cite trois qu'il voit réalisées dans ce grand fait ; et d'abord Psaumes 2.7.
L'épître aux Hébreux applique aussi ce passage à la résurrection du Fils de Dieu (Hébreux 1.5 voir la note) et cette application est en pleine harmonie avec la pensée de notre apôtre dans Romains 1.4.
Pierre emploie le même terme, quand il parle de la résurrection dans Actes 2.24,32.
Cependant plusieurs interprètes (Calvin, les versions de Pau-Vevey et de Weizsäcker) traduisent : ayant suscité Jésus.
L'apôtre penserait, non à la résurrection de Jésus, mais à son entrée dans son œuvre messianique.
M. Wendt allègue en faveur de cette interprétation les motifs suivants :
1° L'analogie de Actes 3.26 comparez Actes 3.22 et Actes 7.37 ;
2° Le fait que l'apôtre reprend en verset 32 la pensée de verset 26 ;
3° A verset 34, où il parle de la résurrection, il ajoute expressément : des morts ;
4° Le passage de Psaumes 2.7 fut cité par la voix céleste au baptême de Jésus. (Luc 3.22, d'après le texte de D Itala)
- Les principaux majuscules (Sin., B, A, C, D) présentent cette leçon qui n'offre guère de sens acceptable : pour nos enfants.
On ne comprend pas pourquoi la promesse ne serait accomplie que pour les enfants de la présente génération. C'est à celle-ci du reste que s'applique ce terme d'enfants opposé à celui de pères.
M. Weiss conserve le texte reçu : à nous leurs enfants.
M. Blass lit : à leurs enfants ;
M. Wendt : aux enfants, nous ayant suscité.
Une variante admise par Lachmann et Tischendorf sur l'autorité de D, et d'Origène, porte Psaume premier au lieu de second. Elle provient de ce qu'on réunissait parfois les deux premiers Psaumes en un seul ou que l'on considérait le Psaume premier comme une introduction de tout le recueil.