Les apôtres eurent recours à ce moyen du sort, parce que, d'une part, ils étaient convaincus que Judas devait être remplacé et le nombre de douze apôtres, voulu par Jésus, complété ; et que, d'autre part, ils ne voulaient pas prendre la responsabilité de cette élection.
Mais ils n'agirent ainsi qu'après avoir prié et certains que le sort manifesterait réellement la volonté du Seigneur.
Bengel fait cette remarque que, tant que Jésus fut avec eux, les disciples n'employèrent jamais ce moyen, parce qu'il les conseillait en toutes choses, et qu'après la Pentecôte, ils n'y eurent jamais recours, parce que l'Esprit de Dieu les conduisait en toute vérité.
Cette observation est très juste et surtout applicable aux élections dans les Eglises ; mais notre récit prouve au moins que consulter ainsi la volonté de Dieu, quand on n'a aucun autre moyen de la connaître, n'a rien de contraire à cette volonté.
Quant à l'Ancien Testament, voir Lévitique 16.8 ; Nombres 26.52-56 ; Josué 7.14 ; 1Samuel 10.20 ; 1Chroniques 24.5 ; 25.8 ; Proverbes 16.33 ; comparer Luc 1.9.