Grec : "à qui je rends un culte depuis mes ancêtres avec une conscience pure."
L'apôtre veut rappeler que la piété dont il est animer plonge ses racines dans le passé, puisqu'elle était déjà connue et pratiquée de ses pères et qu'il avait été élevé dans le culte du vrai Dieu. C'est à ce point de vue uniquement qu'il peut parler d'une conscience pure, c'est-à-dire de la sincérité, de la droiture qu'il a toujours apportée dans ce culte, même dans le temps de son ignorance et de sa haine contre l'Evangile. (Comparer Actes 23.1 ; 24.14-16 ; Philippiens 3.6)
Quand Paul parle dans un sens absolu de sa responsabilité devant un Dieu saint et juste, on sait qu'il fait entendre un langage bien différent, lui qui nous a si vivement décrit les combats de sa conscience. (Romains 7.7 et suivants ; comparez 1Corinthiens 15.9 ; 1Timothée 1.13,15)
Gerlach pense que l'apôtre ne parle point ici du temps d'avant sa conversion, mais de sa conscience de chrétien, purifiée par le sang de Christ et par l'Esprit de Dieu. Ce sens n'est pas conforme à l'ensemble de notre passage.
Comparer Romains 1.9 ; Philippiens 1.3,4 ; Colossiens 1.3 ; 1Thessaloniciens 1.2.