Kéréthiens et Péléthiens. Ces deux termes désignent, en tout cas les gardes du corps qui accompagnaient la personne du roi (1Rois 1.38-44). Mais l'origine de ces deux noms n'est pas certaine. Comme les Philistins étaient en partie originaires de Crète (Deutéronome 2.23), on a supposé que le mot Créthi désignait des mercenaires que David aurait enrôlés chez ce peuple (2Samuel 15.18). D'autres expliquent ce mot en le dérivant de carath : retrancher, exterminer, et voient dans les Kéréthiens les exécuteurs des sentences capitales rendues par le roi.
Le mot Peléthi parait venir de palath : fuir, courir rapidement. Les Péléthiens seraient ainsi les coureurs chargés de porter les ordres du roi ; voir 2Chroniques 30.6 où il est parlé de coureurs, mais sans qu'ils soient désignés de cette manière.
Conseillers intimes. Le mot hébreu employé ici est cohen, qui désigne ordinairement les sacrificateurs. Mais toute l'histoire renfermée dans les livres précédents montre que les sacrificateurs ne pouvaient être pris que dans la famille d'Aaron. Le titre de cohen ne peut donc être donné ici aux fils de David dans ce sens-là, d'autant, plus qu'immédiatement avant nous venons de voir les noms de ceux qui occupaient alors le poste de sacrificateurs. Le substantif cohen vient d'un verbe arabe qui signifie : administrer les affaires de quelqu'un, être son agent. Ce mot peut par conséquent être pris dans un sens plus large que le sens technique qu'il avait reçu dans l'usage ordinaire. Dans 2Samuel 20.26, il est appliqué à un descendant de Jaïr (Manassite) et cela avec le complément de David, ce qui ne s'expliquerait pas bien s'il avait le sens de sacrificateur, puisque le sacrificateur est cohen de Jéhova, non d'un homme. Il en est de même 1Rois 4.5, où à ce titre est ajouté, comme explication, ami du roi. Dans le premier livre des Chroniques (1Chroniques 18.17), écrit postérieurement au nôtre, le nom de cohen est remplacé par l'expression : les premiers sous la main du roi, ses conseillers intimes.