Les précieuses et très grandes promesses que l'auteur attribue à la gloire et à la vertu de Dieu, à toutes ses perfections qui s'y manifestent, ne sont pas seulement les promesses faites par les prophètes, mais leur accomplissement en Jésus-Christ.
On trouve souvent le mot promesse, pour la chose promise. (Actes 13.32,33 ; 26.6 ; Romains 15.8 ; 2Corinthiens 7.1 ; Galates 3.22 ; Ephésiens 3.6)
Suivant d'autres il s'agirait des promesses ou prophéties relatives à l'avènement du Seigneur. (versets 11,12 et suivants ; 2Pierre 3.4,9,13)
Par ces promesses accomplies, qui renferment toute l'œuvre de la grâce, ou, selon d'autres, par toutes les choses qui contribuent à la vie et à la piété ; (verset 3) l'idée resterait la même au fond.
Telle est la profondeur et la grandeur de l'œuvre de Dieu dans l'homme pécheur, que par elle il devient en toute réalité participant de la nature divine.
Le Nouveau Testament nous enseigne partout qu'il y a entre Dieu et l'homme le même rapport qu'entre un père et son enfant, et ce rapport est établi par la nouvelle naissance dont Dieu est le principe et la source. ; (Galates 3.26 ; Romains 8.14-16 ; Hébreux 12.7 ; Jean 1.12,13 ; 3.6 ; 1Jean 3.9) mais notre auteur présente cette grande pensée dans le plus frappant contraste : d'un côté, la corruption qui est dans le monde, à laquelle les chrétiens ont échappé en la fuyant ; et d'un autre côté, la nature divine, à laquelle ils ont part !
"C'est ici une parole telle qu'il n'y en a pas de pareille ni dans l'Ancien ni dans le Nouveau Testament. Mais qu'est-ce que la nature de Dieu ? C'est l'éternelle vérité, l'éternelle justice, l'éternelle sagesse ; c'est la vie, la paix, la joie, la félicité éternelles, c'est tout ce qu'on peut nommer de bon et de beau. Or, devenir participant de la nature divine, c'est partager tout cela c'est vivre éternellement, avoir éternellement la paix et la joie ; c'est être pur, juste, saint, tout puissant contre le diable, le péché et la mort. C'est pourquoi la parole de Pierre signifie : aussi peu il est possible d'ôter à Dieu ce qui fait sa nature, en sorte qu'il ne soit plus l'éternelle vie et l'éternelle vérité, aussi peu il est possible de vous l'ôter ; si l'on vous fait du mal, c'est en faire à lui-même, pour opprimer un chrétien, il faut opprimer Dieu."Luther.