L'apôtre ne permet pas à la femme d'enseigner dans l'Eglise, ni d'y déployer aucune activité publique. (1Timothée 2.11,12)
En revanche, il lui assigne sa vraie place, soit dans le cercle de la famille, soit dans la vie chrétienne.
Etre mère, élever ses enfants pour le ciel, leur donner l'exemple de la foi, de la charité, de la sainteté, de la modestie, voilà sa destination. Par là, elle est affranchie de la malédiction prononcée sur elle après la chute ; (Genèse 3.1) ses douleurs, ses humiliations, ses renoncements deviennent pour elle des bénédictions, et elle sera sauvée quoiqu'elle soit le premier auteur du péché. (1Timothée 2.14)
Telle est l'explication la plus habituelle de cette parole obscure : "La femme sera sauvée par l'enfantement."
D'autres commentateurs pensent qu'il s'agit ici spécialement d'Eve. (1Timothée 2.13,14) dont la postérité écrasera la tête du serpent. (Genèse 3.15)
"La femme produira le salut pour l'homme, tout en le recueillant pour elle-mêmepar l'enfantementde la semence qui lui fut promise."Monod.
Ce qu'il dit d'Eve, le type de la femme, l'apôtre l'étend à tout son sexe. Cette transition est marquée dans l'original par le passage subit du singulier au pluriel : "Elle (la femme) sera sauvée par l'enfantement, pourvu qu'elles (les femmes) persévèrent dans la foi."
- Quoi qu'il en soit, il est évident que l'apôtre ne voit pas la cause du salut de la femme dans sa vocation de mère, puisqu'il lui montre, comme à tout pécheur, le chemin du salut dans la foi, la charité, la sainteté et qu'il lui demande de persévérer dans ces vertus en y joignant la modestie.
Il a recommandé celle-ci à propos du vêtement ; (1Timothée 2.9) il la mentionne de nouveau, parce qu'elle doit imprimer son caractère à tout l'être moral de la femme, à sa piété, à son activité chrétienne.