Le monde passe, (1Corinthiens 7.31) tout ce qu'il renferme, tout ce dont l'homme jouit et s'enorgueillit, périt, et sa convoitise aussi ; ce mot de convoitise est pris ici pour l'objet de la convoitise, des désirs terrestres et charnels.
"Or si, lorsque tout ce que l'homme a aimé sur la terre passe et périt, il se sent saisi déjà de cette solitude, de cet abandon sans consolation et sans espérance qui est si horrible, que sera ce quand lui-même, livré sans retour à une misère sans espérance, portant en lui sa convoitise sans objet, il sera comme dévoré d'une soif ardente que rien ne pourra étancher !"
- Le triste sort que se préparent ceux qui s'attachent à un monde périssable est mis en évidence par le terme opposé du contraste : celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement ; car il a sa vie en Dieu même, en qui rien ne passe et rien ne périt.