Cette source de la vraie liberté (rachetés à grand prix) a déjà été nommée par l'apôtre. (1Corinthiens 6.20)
Ces derniers mots : Ne devenez point les esclaves des hommes, ne doivent pas s'entendre dans le sens propre, mais spirituel.
En effet, au sens littéral, pour les libres, il n'y avait pas de danger qu'ils voulussent devenir esclaves, et selon le droit romain, cela n'était pas même possible ; et pour les esclaves, ces mots seraient un appel à la révolte, bien opposé à la pensée de l'apôtre, (verset 21) et plus encore de Ephésiens 6.5.
Mais, dans le sens spirituel, adressées aux uns et aux autres, ces belles paroles terminent admirablement l'exhortation de Paul : Quiconque, esclave ou libre, se fait un tourment des difficultés de sa position extérieure, comme si son salut en dépendait, se rend esclave des hommes ; tandis que le Seigneur, en rachetant les âmes, a transformé en liberté la servitude même de l'esclave.
Du reste, il va sans dire qu'une parole absolue et profonde comme l'est celle-ci, a une portée bien plus étendue encore, et est susceptible des applications les plus diverses.