A l'occasion d'un simple devoir de charité, l'apôtre pose ici le principe le plus profond, le plus universel de la vie du chrétien. Dieu a tout créé pour sa gloire ; il ne pouvait se proposer de but plus élevé que lui-même.
Or, toute vie d'homme et toute action de sa vie qui tend vers ce but, tend par là même à sa vraie destination.
Toute œuvre, au contraire, qui n'est pas inspirée par ce principe, ne porte jamais dans l'Ecriture le titre d'une bonne œuvre quelle qu'en soit d'ailleurs l'excellence relative. Mais ce principe est trop grand pour n'être pas tout spirituel ; il ne se laisse point réduire en des règles de casuistique.
Dans le cas actuel, le même homme peut s'abstenir pour la gloire de Dieu, (verset 28) ou manger et boire pour la gloire de Dieu, et il en est ainsi de tous les actes de notre vie.