En demandant aux chrétiens, comme il l'a fait déjà (1Corinthiens 8 ; comparez Romains 14.14,15), de s'abstenir d'un aliment par égard pour un frère faible et scrupuleux qui l'a averti, craignant une souillure, (verset 28) l'apôtre affirme nettement que cette abstention n'est point dictée par une conscience éclairée mais uniquement par la conscience de l'autre, c'est-à-dire par la charité ; (verset 29) la liberté chrétienne reste intacte ; la conscience d'un autre n'en fait pas la règle ; et, en particulier dans le cas présent, toute nourriture, même si elle avait servi aux sacrifices, serait sanctifiée par l'action de grâce, par cette reconnaissance qui reçoit tout de Dieu et rapporte tout à sa gloire. (verset 30)
En un mot, le chrétien s'abstient par charité pour son frère faible ; (1Corinthiens 8.7-10) mais, quant à lui, sa liberté subsiste.
- Quelques interprètes, Calvin, M. Godet entre autres, voient dans la seconde phrase de versets 29,30 non pas l'intention de sauvegarder la liberté, mais un motif de s'abstenir : "Pourquoi donnerais-je à un autre l'occasion de condamner ma liberté ? pourquoi m'exposerais-je à être blâmé ?" Comparer Romains 14.16.