La sentence divine poursuit sa route en longeant, en quelque sorte, la mer du nord au sud, et elle arrive ainsi au pays des Philistins.
Askalon le verra. Littéralement : Qu'Askalon le voie ! Il s'agit du châtiment de la Syrie et de la Phénicie qui vient d'être décrit.
Gaza... Ekron... Asdod (verset 6). Toutes les capitales de la confédération des Philistins. Gath, qui manque, comme dans Sophonie 2.4, était probablement déjà incorporée à Juda (voir note Sophonie 2.4).
Son espérance : la ville de Tyr, en qui Ekron mettait son espoir de secours.
Plus de roi à Gaza. C'est sur ces mots que l'on se base surtout pour soutenir que cette prophétie ne peut appartenir qu'à une époque antérieure à la conquête de ces contrées par les Assyriens et par les Chaldéens, et provient, par conséquent, d'un prophète antérieur à l'exil. Mais les Perses qui, depuis la chute de Babylone, dominaient sur ces pays, avaient l'habitude de laisser aux peuples conquis une certaine indépendance. Nous savons spécialement que, quand Alexandre-le-Grand traversa cette contrée, Gaza avait un chef (selon Denys d'Halicarnasse) ou un roi (selon Hégésias), qui lui opposa une résistance héroïque. Ce prince gouvernait évidemment au nom du roi de Perse. Après une défense de plusieurs mois, la ville fut prise et saccagée. Le prophète n'oppose pas ici un roi tributaire à un souverain indépendant, mais un district ayant son gouvernement propre à un district annexé à la théocratie. Le pays des Philistins rentrera désormais dans cette seconde catégorie.