C'est ici la deuxième partie de la réponse de l'Eternel à la question des envoyés de Béthel. Après avoir fait comprendre aux Juifs que les jours de jeûne qu'ils ont volontairement célébrés jusqu'ici ne lui sont agréables qu'autant qu'ils y apportent un esprit de sincère humiliation, il ajoute maintenant la promesse que ces jours de deuil tomberont d'eux-mêmes lorsqu'un état de grâce et de prospérité tout nouveau leur aura été accordé. Seulement ils doivent, pour cela, devenir un peuple obéissant à la volonté de son Dieu. Ce discours comprend deux morceaux : versets 1 à 17, décrivant les bénédictions prochaines, et versets 18 à 23, les bénédictions finales.
Je ressens une grande jalousie... Tandis que la jalousie humaine est à la fois amour et égoïsme, la jalousie de Dieu est un grand amour, sans égoïsme, quoique non pas sans sévérité, car ce sentiment en Dieu ne tolère aucun partage de la part de celui qui en est l'objet. C'était cette sainte jalousie qui avait porté Dieu à punir et qui le portera encore à travailler à la purification de son peuple jusqu'à ce qu'il réponde parfaitement à son amour.