Béthel avait envoyé. Nos anciennes versions font en général de Béthel un nom commun signifiant la maison de Dieu, et traduisent : Lorsqu'on eut envoyé à la maison de Dieu.... Le sujet, qui reste indéterminé, serait le peuple ou des gens du peuple. Mais le mot Beth-el n'est jamais employé de cette manière dans l'Ancien Testament, qui, pour désigner le temple, dit Beth-Jéhova : la maison de Jéhova, et la place qu'occupe ce mot dans le texte hébreu le désigne évidemment, comme sujet de la phrase. Il faut donc l'envisager comme nom propre, désignant la ville bien connue de Béthel, à quelques lieues au nord de Jérusalem. Béthel, c'est-à-dire les gens de Béthel, envoyèrent une députation à Jérusalem. Nous apprenons en effet par Esdras 2.28 ; Néhémie 7.32 ; 11.31, que la ville de Béthel fut une des premières rétablies après le retour de l'exil. Esdras parle d'une population de 223, Néhémie d'une population de 123 habitants, dans les deux localités voisines de Béthel et d'AÏ.
Les personnes désignées dans ce qui suit, Sarétser, Régem-Mélec, étaient sans doute d'entre les principaux personnages de la ville. Ces noms n'appartenant pas à la langue hébraïque proviennent du temps de l'exil. Comparez 2Rois 19.37. Quelques interprètes font à tort de ces mots l'apposition du sujet Béthel : Béthel, c'est-à-dire Sarétser et Régem-Mélec.... ; mais le verbe envoyer n'aurait pas d'objet, et il est plus naturel d'attribuer la question qui va être posée, à toute la population qu'à deux de ses membres.
Avec ses gens : ses domestiques.
Pour implorer l'Eternel : littéralement, pour caresser la face de l'Eternel, expression tirée de l'habitude qu'ont les enfants de caresser la figure de leurs parents, quand ils veulent les disposer favorablement.