9 à 15 Le prophète vient d'assister à la restauration religieuse et politique de son peuple par le renouvellement du sacerdoce et de la royauté, condition de son existence comme peuple de Dieu (chapitres 3 et 4). Mais il y a là une dualité de fonctions qui ne répond pas entièrement à la vraie notion du règne de Dieu. Déjà David, dans le Psaume 110, avait contemplé le Messie, personnification de ce règne, comme un roi-sacrificateur ou un sacrificateur royal, à la manière de Melchisédek (Genèse 14.18). C'est cette même intuition que l'Esprit révélateur fait surgir dans l'esprit du prophète, à la fin de cette série de visions, non comme une vision nouvelle, (la nuit est passée), mais avec l'ordre de créer lui-même le symbole qui doit représenter cette unité d'une manière ineffaçable aux yeux du peuple. il est certain, en effet, que c'est le Messie qui est représenté en la personne de Jéhosua couronné. Le nom de Germe (comparez 3.9) ne peut laisser de doute à cet égard. Avec la forme de vision, l'ange interprète a disparu ; c'est l'Eternel lui-même qui parle directement à son prophète, car il s'agit, ici de l'objet suprême de la révélation théocratique.