Une chose excite encore la sérieuse curiosité du prophète : Que sont les deux oliviers qui dominent, à droite et à gauche, le chandelier ? L'ange ne répond rien à cette question. Que signifie ce silence ? Il ne peut, à nos yeux, signifier qu'une chose : c'est que nous sommes ici en face d'un saint mystère, d'un arrhèton (non-dit, en grec). Nous ne pouvons donc admettre aucune des explications ordinairement données, comme si ces oliviers représentaient le sacerdoce et la royauté, ou l'église judéo-chrétienne et l'église pagano-chrétienne. Les deux sources suprêmes de l'Esprit saint qui fait vivre le peuple de Dieu ne peuvent être que l'Eternel et l'ange de l'Eternel. Dans les visions précédentes, les deux personnes de l'Eternel et de son ange ont été, à chaque instant, présentées comme agissant en faveur du peuple. L'huile provient simultanément des deux, de même que dans le Nouveau Testament, il est dit de l'Esprit qu'il procède du Père et du Fils (Jean 15.26).