Et vous fuirez. Cette moitié des habitants qui aura échappé au massacre (verset 2) trouvera de la sorte le moyen de s'enfuir.
Par la vallée de mes montagnes. Le mont des Oliviers est dès ce moment divisé profondément en deux montagnes qui sont toutes deux les montagnes de Dieu.
Jusqu'à Atsal. Ce mot signifie côté, voisinage. L'expression employée pourrait donc signifier : Jusque tout près de Jérusalem, c'est-à-dire de telle sorte que l'ouverture de la vallée touche à Jérusalem. Mais la vallée de refuge, telle qu'elle vient d'être décrite, ne peut qu'aboutir à la vallée du Cédron ; si elle se prolongeait au-delà, ce ne pourrait être qu'en entamant la ville elle-même ; d'ailleurs, d'après le verset 4, on attend que le lieu de refuge soit plutôt situé à l'extrémité de la vallée opposée à Jérusalem. Atsal est donc le nom d'un endroit inconnu, qui devait se trouver au pied du versant oriental du mont des Oliviers. Comparez Michée 1.11 (Beth-ha-Etsel).
Comme vous avez fui devant le tremblement de terre. Cette catastrophe, dont il est fait mention Amos 1.1, paraît avoir laissé une trace profonde dans l'imagination et le souvenir du peuple, comme c'est le cas encore aujourd'hui de catastrophes semblables. Il n'y a, par conséquent, aucune raison de s'étonner que Zacharie y fasse allusion après trois à quatre siècles, aussi bien que nous parlons encore aujourd'hui des tremblements de terre de Bâle et de Lisbonne. La tradition racontait certainement que le peuple, au moment du tremblement de terre, avait cherché un refuge du côté de la montagne des Oliviers. On a supposé que c'était de ce bouleversement de la nature que datait la division de la crête de la montagne en trois sommets.
D'Ozias, roi de Juda. Cette épithète, qui n'est point motivée ici comme dans les titres des livres prophétiques, semble prouver que le prophète ne suppose pas que le personnage d'Ozias fût bien connu de la plupart de ses contemporains ; cela prouve qu'il s'était déjà écoulé un long temps depuis ce règne.
Et l'Eternel mon Dieu viendra. Les mots qui suivent : tous les saints avec toi, montrent qu'il ne s'agit pas ici d'une intervention divine quelconque, comme celles que mentionne l'histoire du peuple de Dieu ; mais que le prophète annonce bien ici l'apparition suprême qui doit clore les destinées du peuple de Dieu sur la terre. Par cette épithète : mon Dieu, dans laquelle le prophète concentre toutes les relations personnelles qu'il a soutenues avec Dieu dans sa vie et son ministère, il semble vouloir resserrer ce lien en vue du moment redoutable qu'il annonce.
Tous les saints avec toi ! Il s'adresse à l'Eternel lui-même, comme le voyant déjà devant lui, entouré de tout son cortège céleste.
Les saints : les anges ; Deutéronome 33.2 ; Daniel 7.9 ; Matthieu 25.31