16 à 19 La domination
exercée par l'Eternel sur les nations païennes.
De même que
chaque Israélite avait le devoir de monter au moins une fois par an à
Jérusalem pour célébrer l'une des trois grandes fêtes, ainsi les
nations païennes maintenant soumises devront monter à la fête des Tabernacles pour adorer l'Eternel. Ce sera l'acte obligatoire et solennel par lequel elles rendront hommage à sa souveraineté. Naturellement ce ne seront pas les nations en masse qui l'accompliront ; elles le feront par leurs représentants. La fête des Tabernacles est choisie sans doute à cause de sa signification naturelle et théocratique. Sous le premier rapport, elle était la clôture des récoltes annuelles et, par conséquent, le couronnement joyeux de l'année civile. Sous le second, elle rappelait à Israël la fin de son pèlerinage à travers le désert et son entrée glorieuse dans la Terre promise. Toutes les familles demeuraient durant sept jours sous des tentes en commémoration de ces événements. En associant donc tout spécialement les peuples païens à cette fête, le prophète fait entendre que l'histoire de l'humanité aura enfin atteint son terme glorieux et que, pour les païens aussi, leur long pèlerinage à travers les misères de l'ignorance et du péché aura pris fin et fait place à la possession de la Terre promise.
Tous ceux qui resteront. Ceux qui auront échappé à la destruction devant Jérusalem, ainsi que ceux qui n'auront pas pris part à la guerre.