4 à 14 Le forfait suprême du peuple qui amènera la destruction ainsi annoncée.
C'est le prophète qui parle : le mot, mon Dieu indique l'intimité de sa relation avec l'Eternel qui lui confie cette mission.
Fais paître les brebis à tuer. Israël ressemble à un troupeau qui court à la mort, et le prophète doit chercher, par un dernier effort, à l'arracher au sort qui le menace en le conduisant dans un pâturage abondant et sûr. Les brebis à tuer expriment ici la même chose qu'aux versets 1 et 2 les cèdres, cyprès, etc. Comme tous ces arbres étaient destinés à être abattus, ainsi les brebis le sont à périr.
Acheteurs et vendeurs : les conquérants étrangers qui massacrent le peuple et en font trafic sans encourir aucune responsabilité et en se réjouissant de leurs bénéfices. Il est bien évident que, s'il en est ainsi, c'est que Dieu s'est déjà retiré de son peuple et l'a livré à leur bon plaisir. Le prophète semble faire allusion à Jérémie 2.3 :
Israël était un peuple consacré au Seigneur, les prémices de son revenu ; quiconque en mangeait se rendait coupable ; le malheur fondait sur lui, dit l'Eternel.
C'était là l'état original et normal, maintenant passé.