15 à 17 A cette première scène en succède une seconde, en relation étroite avec la précédente. Une place reste vide, après que les trois bergers antérieurs ont été retranchés et que le berger envoyé par l'Eternel a abdiqué. Le prophète nous montre maintenant comment cette place sera remplie.
L'Eternel me dit : Prends... L'Eternel, comme berger, s'est retiré de son peuple ; mais c'est encore lui, pourtant, qui dispose du sort des brebis.
Dans l'ordre du verset 4 : Pais les brebis à tuer, était implicitement contenu pour celui à qui il était adressé, l'ordre de se revêtir du costume et de prendre les instruments dont se sert un berger intelligent et fidèle. C'est à cet ordre implicite que se rapporte le mot encore. Le prophète doit, après avoir joué le rôle d'un berger fidèle, jouer celui d'un mauvais berger et, par conséquent, prendre en main des instruments impropres a l'office d'un vrai berger, par exemple une houlette incapable de servir.
Un mauvais berger. Le mot hébreu désigne un berger sans conscience, un étourdi. Le terme insensé, par lequel on traduit ordinairement, ne rendrait pas exactement cette nuance.