Le dernier effort de l'Eternel pour sauver son peuple déjà voué à la destruction.
Les trois premiers versets décrivent d'une manière figurée et dramatique ce qui résultera de l'insuccès de cette tentative suprême. Ce sera la destruction de tout le pays. On est frappé du contraste complet de ton entre ce préambule et le tableau précédent, qui ne renfermait que victoires et bénédictions. C'est que, dans ce qui précède, le décret divin en faveur de Juda restauré avait été présenté sans faire entrevoir encore la possibilité d'un conflit nouveau entre la conduite du peuple et l'accomplissement des promesses divines ; mais Zacharie se serait mis en opposition avec toutes les prophéties antérieures (comparez, par exemple, Esaïe 53.1 ; 65.1-2) et avec lui-même (comparez chapitre 5, les visions du rouleau volant et de l'épha), s'il n'avait prévu cette dissonance terrible dans la réalisation des destinées de Juda et ne lui avait donné sa place dans ce tableau. L'entrée en matière a lieu d'une manière brusque ; c'est comme une vue subite qui saisit le prophète, après ces glorieux tableaux de l'avenir.
1 à 17 Le rejet du Messie, cause d'une nouvelle ruine d'Israël.
Ouvre tes portes, Liban. On croirait au premier coup d'il que le Liban est désigné ici comme la porte du pays d'Israël du côté du nord et que le prophète annonce ainsi une invasion arrivant de ce côté-là et qui doit, avant tout, frapper le pays des dix tribus ; mais la suite prouve que le Liban est nommé ici comme le symbole de tout ce qu'il y a de plus élevé dans le peuple entier, en particulier la capitale, Jérusalem, et même, comme l'ont pensé les anciens interprètes juifs, le temple. Le palais de Salomon sur Sion avait reçu le nom de maison de la forêt du Liban, à cause de l'abondance de bois de cèdre qui y avait été employée (1Rois 7.2 ; comparez Jérémie 22.23, où les habitants de Sion sont appelés ceux qui habitent dans le Liban.