Les premiers mots de ce chapitre, Demandez à l'Eternel de la pluie, prouvent que Zacharie revient à son époque. Il s'adresse à ses contemporains qui l'entourent, pour les inviter à demander à l'Eternel les bénédictions actuelles au moyen desquelles seules Israël pourra, dans l'avenir, lui servir d'instrument pour opérer les grandes choses qui lui ont été promises au chapitre 9. Le prophète insiste surtout sur Ephraïm, parce que Juda était déjà en partie rétabli et qu'Ephraïm devait aussi avoir part à la restauration. Le chapitre se divise en trois morceaux :
- Le prophète invite le peuple à demander à l'Eternel, et non plus, comme auparavant, aux faux dieux, un secours que lui seul peut donner, versets 1 et 2
- Il promet à Juda une glorieuse victoire, versets 3 à 6
- Et à Ephraïm une complète délivrance du joug de ses ennemis, versets 7 à 12.
Demandez à l'Eternel. L'Eternel promet, mais l'homme doit s'approprier la promesse et la lui présenter à son tour sous forme de prière.
De la pluie. Cette image de la bénédiction divine se rattache à celle par laquelle se terminait le tableau précédent (le froment et le moût, 9.17).
Au printemps. Littéralement : Au temps de la pluie de l'arrière-saison, c'est-à-dire de la saison qui précède immédiatement la moisson (dès avril ; Jérémie 5.24 ; Joël 2.23).
C'est l'Eternel qui fait... : non pas en ce moment, mais toujours.
De l'herbe. Comparez Psaumes 104.14.