Chapitres 3 et 4 : Mariage de Ruth avec Boaz.
Généalogie de David.
Une position... Noomi sent que c'est à elle à pourvoir à l'avenir de celle qui s'est dévouée pour elle. Et pour cela elle fait usage d'une coutume établie en Israël. La loi voulait que, lorsqu'un Israélite avait vendu sa propriété (non toutefois le fonds, qui restait inaliénable, mais toute la série des récoltes qui devaient se succéder jusqu'à la prochaine année du jubilé), lui-même ou, à son défaut, l'un de ses proches parents eût en tout temps le droit de la racheter (Lévitique 25.25-27). Il est probable qu'Elimélec et Noomi avaient vendu leur propriété en partant, pour le pays de Moab. Revenue en Israël, il est naturel que Noomi cherche un proche parent qui la mette à même d'en jouir de nouveau. Mais à ce désir s'en joint un autre, celui de procurer un mari à sa belle-fille. C'est ce que la loi lui offrait aussi la possibilité. et même le devoir de faire. La loi voulait qu'une veuve restée sans enfants devînt la femme du frère de son mari défunt, afin que le premier enfant mâle naissant de cette union perpétuât la famille de celui-ci, qui sans cela se serait éteinte (Deutéronome 25.5-6). L'usage paraît avoir étendu cette prescription aux parents du défunt en général et l'avoir mise en rapport avec la loi relative aux propriétés de famille. C'est là ce qui suggère à Noomi le moyen qu'elle propose à Ruth. Nous ne savons quel était le degré de parenté qui unissait Machlon, mari de celle-ci, à Boaz. Elle ne pouvait guère ignorer qu'il existât un parent plus rapproché ; mais la bienveillance que Boaz avait témoignée à Ruth lui faisait penser que c'était lui, plutôt que l'autre, que la Providence avait choisi pour son goël ; c'est le nom hébreu donné à celui qui avait le droit de mariage ou de rachat.