L'échec d'Israël apparaît dans un douloureux contraste avec le succès des gentils.
Paul ne dit pas qu'Israël poursuivait la justice, mais la loi de la justice, afin de marquer le tort d'Israël, qui fut de s'attacher avant tout à la loi, de se glorifier, dans son orgueil national, de posséder seul la loi, (Romains 2.17) d'en faire son idole, de s'attacher à la lettre de la loi, à son accomplissement formaliste, au lieu de se pénétrer de son esprit et de saisir le but en vue duquel Dieu l'avait donnée, qui était d'humilier l'homme, en lui révélant son péché.
Poursuivre la loi de la justice, c'est chercher sa justification dans la pratique extérieure et superficielle de la loi, en méconnaissant que l'obéissance complète à cette loi est au-dessus des forces de l'homme vendu au péché.
En agissant ainsi, Israël n'est point parvenu à cette loi (Grec : à la loi), il n'a pas atteint le but qu'il poursuivait : acquérir sous le régime légal la vraie justice qui compte devant Dieu.
Quelques majuscules répètent de la justice après n'est point parvenu à la loi. Sin., B, A, D, etc., omettent ce complément.