Plein de confiance en Dieu qui justifie, (verset 33) et pénétré de l'amour du Christ qui a donné sa vie et intercède pour nous, (verset 34) Paul se demande, en troisième lieu, s'il reste quelque autre ennemi qui pourrait nous séparer de l'amour rédempteur dont Christ nous a aimés (B, A, portent l'amour de Dieu).
Il pense à toutes les épreuves qui atteignent le fidèle ici-bas, et spécialement aux persécutions sanglantes que les premiers chrétiens avaient à endurer de la part d'un monde hostile.
C'est d'abord l'affliction (ou tribulation), et l'angoisse (grec l'état où le cœur est à l'étroit) qui en résulte ; les deux termes sont associés aussi dans Romains 2.9.
Il y ajoute, comme dans 2Corinthiens 12.10, la persécution exercée par les autorités. Puis il mentionne la faim, la nudité, le péril, termes dont 2Corinthiens 6.4 ; 10 ; 11.23-27 nous présentent le saisissant commentaire.
Le glaive évoque l'image d'une exécution capitale. En écrivant ce mot dans sa lettre aux Romains, Paul mentionnait d'avance, comme le remarque Bengel, l'instrument du supplice qu'il devait subir dans leur ville.